MATHIEU COURDESSES

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Mathieu Courdesses

 

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Je fais en grande partie de la photo animalière ou dite « wildlife photography », j’ai aussi quelques séries de clichés sur les différentes ethnies d’Afrique australe. Je retouche très peu mes photos, la conception de mon travail n’est pas de rendre beau mais d’être le témoin d’un évènement naturel, d’une histoire, ou juste d’une lumière. Je souhaite montrer aux gens ce que j’ai réellement vu, et ainsi faire profiter ceux qui me suivent, des vrais contrastes et des réelles couleurs.

 

Les connaissances du monde animalier sont essentielles pour prendre ce genre de photographies, et mon travail de guide est très avantageux. J’ai donc potassé, étudié, et analysé la façon de vivre de chaque être dans la brousse d’Afrique australe. De la petite mangouste fauve au spectaculaire rhinocéros noir, je crois réellement pouvoir anticiper leurs réactions ce qui me permet alors de déclencher au bon moment, pour avoir un regard, une émotion : Graal de tout photographe animalier.

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Quand je pars en brousse, je me lève avant le soleil et arrive à un point d’eau aux lueurs matinales. Ce sont les deux premières et les deux dernières heures de la journée qui offrent au photographe les meilleures lumières. Et c’est pendant ce laps de temps que je prends mes photos. C’est également à cette période de la journée que les animaux sont les plus mobiles, nous offrant quelques fois de prodigieux spectacles. Inutile de préciser que 100% de mes photos sont prises à l’état sauvage.

 

Mon travail est plus esthétique que scientifique, mes photos permettent au spectateur d’accéder à une compréhension presque intuitive de ce qu’ils sont en train de regarder. Les photos présentes aux expositions reflètent ma vision personnelle d’un minuscule microcosme d’une région du monde encore sauvage, pour combien de temps… Dans ma façon de travailler je m’efforce de m’attarder sur les regards, les yeux de mon sujet. Le caractère « extrême » de mes images, l’intensité qu’elles renferment, du moins je l’espère, résident dans le regard croisé, celui de l’animal et du photographe.

Comment je choisis mes photos ? Dans un premier temps, les images présentes à l’exposition sont une réponse à l’idée largement répandue que nous, les humains, sommes au centre du monde.

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Je m’appuie sur les travaux de plusieurs grands photographes pour comprendre ce qu’est une belle photo. Elle doit alors témoigner d’un évènement rare, raconter une histoire ou provoquer une émotion. Je m’efforcerai dans ma sélection de choisir celles qui répondent à au moins un de ces trois critères. Pour créer une véritable émotion, il faut donner à voir, à ressentir l’envie, le besoin, la volonté, la peur, l’inquiétude et la nécessité de l’animal de partager par la photo un instant d’émotion avec lui.